lNuméro 8 (juillet 2008) HTML

lNuméro 7 (février 2008)
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Mensuel - N° 09 (août 2008)

Le Moulin à perles  
Exercices de style  
Vue sur la mare  
Canardages  
La mare d'antan  
Pâturage culturel  
Qui sommes-nous ?  
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Bleu, bleus, blouses, blues !

Faire la nique à ces niquedouilles qui continuent à semer la merde dans la grande mare aux canards, nous ne nous en lasserons jamais. Nous continuerons à donner de vigoureux et amusants coups de bec... jusqu'à ce que la barbotière soit interdite aux canards boiteux. La purification maresque, quoi!
Zut, alors! Puisque beaucoup de nos plumitifs croient que leur destin est lié à celui de la langue française dont ils ne se lassent pas de nous rabâcher qu'elle est un "butin de guerre" (la vieille rengaine katebienne), qu'attendent-ils pour prouver au moins qu'ils méritent d'avoir part au butin, putain?
Ne feraient-ils pas mieux d'aller, en toute modestie, butiner quelques renseignements dans les manuels de grammaire? Parce que leur recommander de lire Proust ou Céline, ce serait demander "le soleil au milieu de la nuit", pour plagier le poète J.Tardieu.
Le plagiat, c'est justement le fort de beaucoup de nos titres qui, on ne finit pas de le constater, pompent le quotidien électronique "toutsurlalgerie.com", sans le citer. Mais, qu'est-ce qu'il pompent, nos canards ! Le site ici cité constitue pour eux un gisement informationnel/informatif aussi riche que les gisements d'hydrocarbures de Hassi Messaoud. C'est pour vous dire que ça carbure sans que ces excellents copieurs/colleurs n'aient besoin de carburer.
Il est vrai que nous vivons l'âge d'or du copier/coller, la googlemania aidant. Mais, quand un journaliste/éditeur se conduit comme un cancre qui pompe son studieux camarade, il y a de quoi tinter la so(r)nette d'alarme.
La mare est fatiguée de tous ces "scoops" qui se télescopent, en son sein, à coups de manchettes tapageuses à souhait, en la transformant en une véritable fange. Et la fange, c'est bon pour les cochons pas pour les canards. Mais, ça ne sert à rien de brailler comme un disque rayé. De nos jours, les commis de canard préfèrent cochonner des articles plutôt que d'inviter les lecteurs à d'intelligents barbotages dans la mare. Quand ils gueulent c'est juste pour nous faire dégueuler. Ce n'est pas que l'on soit tout à fait insensible à l'absence estivale des muses passerelles, non. Ce n'est pas non plus que nous suions moins que d'autres à aligner les perles ou nos mots, non plus. Peut-être que, à la frustration de tirer moins de plaisir qu'attendu à lire des journaux où nous guettons des perles, s'ajoute le déplaisir de craindre qu'ils soient désormais habités par l'habitus désastrus à cause duquel ils ne s'animent un tant soit peu qu'à la survenue ou à la crainte surfaite d'un petit désastre. Il est assez curieux comme les plumes s'envolent lorsqu'ils s'agit de parler d'accidents de la route, d'incendies, du désastre supposé aux JO au point d'omettre de souligner le parcours à la fois héroïque et discret qui a dû mener Mlle Haddad, une jeune femme en Algérie, au podium pekinois. On n'aimerait pas être conduits à regretter les fameux feuilletons de l'été, et le plus historique d'entre eux tous, celui de l'été 1998, ni à rappeler que nous en sommes au dixième anniversaire dont la commémoration ne semble être marquée, en toute petitesse et en toute grandeur, que par un long métrage 2008*. Bien sûr, ça n'a rien à voir avec la sitcom benchico-betchinesque. C'est une comédie où 40 OOO acteurs de l'école publique sont tragiquement relégués au rang de figurants pour leur apprendre le cinéma d'intégration dans une culture de processus d'injection -éjection, où l'on entre en blouses blanches et d'où l'on sort blousés, comme des malpropres, avec des bleus et le blues en prime. On espère juste que nos canards s'animent à de bonnes nouvelles lorsqu'il y en a, à de bonnes idées lorsqu'il s'en exprime, à de bons débats lorsqu'il s'en enclenche, à de belles choses lorsqu'il s'en découvre, leur rareté en étant une raison de plus pour s'y animer. Et puis qu'on vaque à l'amassement de nos perles... de gaieté de coeur !

Azzedine Aliouchouche

* Il s'agit de la grève de la faim des enseignants que certains dirigeants du Satef, passez-nous l'Omo, ont ignorée, préférant barboter dans les camps de vacances, dans l'optique d'hypothétiques négociations de détachements au département de Benbouzid. Notre ami Hamadache qui ne veut pas mouiller sa culotte parmi ces cohortes de colons drivées par des co-équipiers qui, juge-t-il, mènent le syndicat à la dérive, a honte. Honte de ne pouvoir pas même rédiger une motion de soutien aux enseignants qui ont barboté à leur corps défendant sous des averses de coups de matraques, pendant que leurs congénères, des syndicalistes de surcroît, se prélassent sur les plages de Jijel, Annaba, Azzefoun...





 

Le Moulin à perles
Derrière le fond de teint phraséologique se cachent
souvent de petites "bestioles" linguistiques communément
appelées: "les perles".
Hilarité garantie.

 

Exercices de style
Le débraillé du style et les
infractions à la langue pullulent
dans la grande mare aux
canards. De quoi tordre le cou
aux " exercices de style" de
Raymond QUENEAU !


 

Vue sur la mare
Même si ça sent le réchauffé, l'actualité n'a rien perdu de sa fraîcheur. A suivre de près!

 

canardages
A ne pas confondre avec "canardement". LCDLM ne tire pas sur les canards; elle se contente de tirer un certain plaisir de leur côté cocasse. Un point c'est tout.

 

La mare d'antan
De géniales babioles dégotées dans la presse de chez nous d'il y a quelques années. Comme quoi notre mare aux canards n'a jamais été imperméable à l'humour.

 

Pâturage culturel
Des comptes rendus de lecture (s) et d'expositions de peinture... souvent drôlichons. Du barbotage culturel pas forcément maresque. Quand il n' y a pas de l'herbe pâturable sur les berges de la Mare, nous la cherchons ailleurs pour vous en parler.




 


 






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